Miam, un bon Kebab aux crottes de souris et de la morve sur un sandwich... Cette fois, c'est TF1 qui s'y colle pour dénoncer, à grand renfort de phrases et d'images "choc" la malbouffe de la restauration (émission du mardi 18 octobre, 23h30). Comme d'habitude, aucun recul, aucune véritable explication, juste une suite de reportages en général choquants et révoltants...
Le problème n'est pas de dénoncer les pratiques douteuses des restaurateurs. Le consommateur est en effet en droit de savoir que pratiquement plus rien n'est frais dans les brasseries parisiennes: les confits sont en conserves, les tartares sont sous-vides, les moelleux au chocolat sont congelés et prêts en 40 sec au micro-onde. Un restaurateur enregistré sans le savoir dira d'ailleurs que pour manger des produits frais, il faut aller dans les restos gastronomiques et que c'est beaucoup plus cher... Mais pourquoi TOUS les restaurateurs (ou presque) ont tendance à choisir des plats tout préparé? Aucune réponse du reportage qui préfère le sensationnel et faire s'indigner dans les chaumières... Quelques bribes de réponse cependant ici dans "Vous mangez bien ici".
Alors on nous montre les dessous d'un point de restauration rapide dans lequel le manager redate les limites de consommation et une employée qui se mouche avant de vérifier avec ses mains le contenu d'un sandwich... Ou la fabrication de la viande de Kebab dans les industries allemandes, avec mouches, bouts de viande qui traînent et j'en passe... Ou des contrôleurs de la préfecture de police dans les kebabs de St michel avec crottes de souris et moisissures dans les labos de préparation et viande cuite qui reste sur sa broche pendant toute la nuit... Mais qu'on nous explique alors pourquoi le restaurateur a 6 mois pour rectifier le tir, ce qui parait énorme. Les normes d'hygiène sont hyper strictes et pourtant, malgré leurs découvertes, les contrôleurs laissent le restaurateur avec simplement un avertissement...
En bref, tout ça donne une image désastreuse de la restauration en France. S'il faut bien sûr continuer à dénoncer les pratiques de certains, il faut aussi montrer les bons exemples avec ce qui peut être comparé, et pas comme dans le reportage le cliché du boulanger sympa qui lui, fait de la qualité vérifiée alors que là aussi c'est loin d'être toujours le cas (la dernière fois on avait eu le droit au restaurateur de campagne qui choisit lui-même sa vache pour son plat du jour pratiquement!).
Les restaurateurs mentent en qualifiant une conserve de "fait maison", les journalistes mentent aussi en qualifiant leur reportage "d'objectif" alors qu'il choisissent des images sur des mots choisis, non pas pour dénoncer mais pour faire le buzz. A quand un reportage vraiment complet sur le sujet?
Suite sur Vous mangez bien ici. Et en attendant, il faut continuer à bien manger dans certains bons restaurants: oui, ça existe!
Sais pas pourquoi, c'est comme ça, suis de mauvaise humeur. Le pied gauche n'a rien à voir là-dedans (je me lève des deux pieds en faisant du vélo avec mes jambes). Ma biscotte qui s'est désintégrée sous mon couteau peut-être. Remarque, je prends sur moi, suis toujours souriant et affable, mais à l'intérieur c'est terrible. Je me venge un peu sur mon blog du coup, qu'il serve à ça au moins. Oui, non, parce qu'on peut pas dire que je sois très assidu. Tout envoyer valser me ferait peut-être du bien tiens! Au moins ce serait virtuel.
Parfois, on a vraiment l'impression que tout est fait pour nous énerver. Tout. Difficile de donner un exemple. Tout. Le téléphone qui sonne alors qu'on a un truc sur le feu, et c'est le fournisseur d'accès qui veut nous proposer un truc de plus inutile, et ça n'en finit pas et on se débat avec le téléphone coincé entre la joue et l'épaule en faisant surchauffer le truc... Ou juste une info. Une petite info, un conseil entendu à la télé: les pommes c'est excellent oui, mais c'est cancérigène, faut retirer les petites parties marrons surtout (même cuit ou pas? ça on nous le dit pas et c'est super important pour les compotes ou les tartes qu'on peut acheter dans le commerce!). Et l'ananas? Nooon ça ne brule pas les graisses, c'est une légende urbaine, à oublier pour maigrir. Et de rajouter: mais c'est moins calorique que de la pomme, c'est plein de fibres et ça contient une substance qui casse les molécules grasses. Bon ben alors, c'est donc bon pour maigrir!! On imagine bien que l'ananas que l'on mastique ne va pas directement dissoudre les poignées d'amour, mais si les fibres aident à digérer, si c'est l'un des fruits les moins caloriques et si ça dissout une partie du gras que l'on vient juste d'ingérer, c'est quand même déjà pas mal!! De toute façon, en alimentation, on nous dit tout et son contraire...
Mais dans la rue aussi... Le feu piéton qui passe au rouge 300 ans avant que le feu des voitures passent au vert, c'est quand même une aberration! On sait très bien qu'on a 3 fois le temps de passer, du coup on n'y prète plus attention pratiquement. Ce qui a pour cause de provoquer plus d'accident plutôt que de les éviter... Et les personnes qui téléphonent en marchant: et je ralentis, et je tourne brutalement, et je m'arrête d'un coup, déconnecté de l'environnement: déjà énervant sur un trottoir, on imagine en voiture...
Et je ne parle même pas de la politique et d'une langue de bois conçue avec des séquoias millénaires. Tiens, je viens de recevoir la taxe d'habitation et la taxe audiovisuelle. Génial. Et en même temps la taxe des ordures ménagères (normal de payer, mais pourquoi pas une taxe pompier, police, éclairage urbain, entretien des pelouses...). Quand on sait que le fameux tri jaune/vert est souvent mélangé à l'arrivée... Ha oui et comme ça au hasard, l'immobilier... Presque 250 000 euros pour un 25 m2 à Paris maintenant. J'ai connu un propiétaire qui se vantait de spéculer sur des appartements réservés aux primo-accédants... Et j'entendais l'autre jour des propriétaires raler sur la vente de leur appartement: faut comprendre, le spectre d'une taxe sur la plus-value effectuée planait dans les airs... Ils avaient acheté leur bien 70 000 euros, il en valait 160 000 aujourd'hui... Et pas content de payer une petite taxe?? Cette bulle immobilière va forcément éclater un jour mais chuuut, faut pas le dire surtout. Parceque pour l'instant, le truc tient avec l'allongement des durées des crédits et les prêts à taux zéro...
Et c'est même pas le haut de l'iceberg, c'est un grain de sable sur la plage de Pertuis de Maumusson... Un dernier truc: le prix que l'on paye ne tient plus compte du produit acheté mais de son évaluation ou, en gros, du prix moyen qu'un pannel de consommateur serait prêt à débourser pour l'acquérir. C'est dément ça quand même. Imaginez un restaurateur qui fait un tournedos rossini a 35 euros (tournedos de boeuf dans le filet avec fois gras poélé du gers). Il y aura toujours un autre restaurateur pour faire son tournedos avec une viande de rumsteak et une petite sauce délayée avec un foie gras venu de l'est, et de mettre tout ça à 30 euros. Hé oui, un tournedos rossini Monsieur, ça se paye...
Bon allez j'arrête ou je vais en démoraliser un autre. Ya des jours comme ça...
Mais qu'ont-ils tous?? Ils l'ont pourtant réclamé à corps et à cri cette version Blu-Ray de leur oeuvre favorite. Et je l'avoue, mes oreilles de Jedi un peu rougissantes, j'en fait un peu partie, même si la Force n'est pas tout à fait avec moi en ce moment. Alors quoi? Une image nettoyée, resplendissante: pour beaucoup la perfection enfin atteinte sur le support Blu-Ray. Un son exceptionnel, même si la VF n'est pas en HD, elle reste la meilleure écoutée jusqu'à présent, et puis sinon il reste la vraie perfection de la VO en DTS HD MA 6.1, ce qui évite aussi d'entendre Harrison Ford avec une voix de canard (Jacques Balutin) et celle de C3PO avec celle de Roger Carel (ils font partie de la légende, on leur pardonne)...
Alors quoi? Que s'est il passé pour réclamer le boycott? Les fans se fâcheraient-ils pour un oui ou pour un non? ben justement oui, pour un non, et même deux "Noooo"... D'ailleurs, le mieux est de constater l'affront par un extrait comparatif...
Pour les fans de la première heure, c'est un véritable outrage qui dénature vraiment cette scène. Le silence de Vador avait bien plus de signification... A noter que son "Noooo" rappelle celui qu'il crie lorsqu'il devient Dark Vador à la fin de l'épisode III. Et puis surtout ce n'est pas la seule modification mais bien carrément un "trop plein", une succession de changements qui perturbe le souvenir original. Rétrospective des différentes sorties et changements.
1977 - sortie de "La Guerre des étoiles". Une vraie claque visuelle. Des effets jamais vus, une histoire bien plus accessible que le 2001 de Kubrick, des thèmes universels. Un énorme succès.
1980 - sortie de "La guerre des étoiles - Episode V: L'Empire contre-attaque". Un rêve d'ado, l'impression de vivre un évènement impossible à reproduire tant la découverte des différents univers proposés est à chaque séquence plus spectaculaire. Une dramaturgie shakespearienne, un héros meurtri par une révélation culte. Une intensité extraordinaire. Une fin qui tient en haleine pour les 3 années à venir. Le meilleur de la saga...
Mais... Comment ça: épisode V? pas d'internet à l'époque, impossible de se renseigner en temps réel. On savait bien sûr avec la sortie du 2ème qu'une trilogie était prévue après le succès du premier mais il a fallu attendre et/ou ruser pour apprendre que le premier devenait le 4ème dans une série de 3 trilogies. Pour des questions de dramaturgie, la trilogie en cours était celle du milieu. Les premiers volets de l'histoire devaient être présentés plus tard, et les 3 derniers encore plus tard...
1er véritable changement: le premier épisode est donc rebaptisé "Episode IV: Un nouvel espoir" et déjà les fans fantasmaient sur les paroles d'Obiwan Kenobi évoquant La guerre des clones...
1983 - sortie de "La Guerre des étoiles - Episode VI: Le Retour du Jedi". Des séquences cultes mais une certaine déception. L'univers sombre du 2ème est remplacé par celui des petits Ewoks, nounours charmants mais réservés au plus jeune public. Un final spectaculaire. Mais on se rendait compte de l'astuce de George Lucas: le film accessible aux 7/8 ans leur donnait envie de voir les premiers...
L'univers de "Star Wars" s'étend lentement dans des produits dérivés, des romans plus ou moins agréés qui racontent l'histoire de certains personnages, avant, après, entre les films... Mais la volonté de Lucas de continuer sa saga semble totalement perdue. Vers 1985, deux téléfilms très décevants évoquent les Ewoks dans "L'aventure des Ewoks" et "La Bataille pour Endor"...
1995 - Il semblerait, de source sûre et confirmée que George Lucas prépare les premiers épisodes relatant la Guerre des Clones...
1997 - 1998 - sortie de la première trilogie au cinéma dans une nouvelle version. Le but était dans un premier temps de restaurer les films originaux dont les négatifs étaient parfois très abîmés tout en préparant la sortie de la prélogie dont l'épisode I était prévu pour 1999. Mais de nombreuses modifications sont apparues. Elles nous préparaient aux nouveaux films en modifiant certains aspects et même certains personnages...
Episode IV: Un nouvel espoir. C'est ce premier opus qui comporte le plus de modifications.
Sur Tatooine, de nombreux plans larges ont été modifiés, avec des ciels plus riches et des décors améliorés.
Les soldats de l'empire sont maintenant sur d'énormes lézards qui bougent (contre juste des modèles inertes)
Le char des Jawas est bien plus réaliste
Le plus spectaculaire: l'arrivée sur Mos Esley est complètement retravaillée en insérant des mouvements, des images de synthèse de différentes créatures, de nouveaux plans dont un survol de la ville, en améliorant la lévitation du speeder, et de très nombreux détails, objets volants.
Certaines créatures de La cantina sont remplacées et modifiées.
Hérésie pour certains fans. Dans la version de 1977, Han Solo, mauvais garçon au grand coeur, tirait le premier sur Greedo dans la cantina. Mais dans celle de 1997, c'est Greedo qui tire en premier: Han Solo tire donc en situation de légitime défense, ce qui change considérablement le caractère du personnage.
Ajout d'une scène coupée: la discussion de Han avec Jabba avait déjà été filmée mais Jabba n'était alors qu'un homme enveloppé. La scène avait été coupée mais le personnage de Jabba est apparu dans Le retour du Jedi sous la forme d'une grosse limace. La scène coupée a donc été retravaillée pour insérer une image de synthèse de la limace à la place de l'acteur... Mais aussi l'incrustation de Bobba Fett en arrière plan (alors qu'il n'apparaissait que dans Le retour du Jedi)
La sortie du faucon millenium de son hangar a été améliorée, certaines explosions ont été accentuées, des groupes de gardes ont été démultipliés, les sabres lasers ont été retouchés.
Avant l'assaut, une autre scène coupée a été réintégrée, celle ou Luke retrouve Biggs dans le hangar.
Toute la scène de l'assaut, du départ des vaisseaux à l'explosion a entièrement été retravaillée et améliorée, en rajoutant des vaisseaux, des fonds, en supprimant des défauts.
Episode V: L'empire contre attaque
La scène du Wampa (sorte de Yéti) dans la grotte de glace a été retournée. On voit maintenant beaucoup mieux le wampa dévorant la monture de Luke puis ensuite se tenant le bras arraché.
La scène des tripodes impériaux a été améliorée (contour des vaisseaux, effets etc.)
L'arrivée dans la cité des nuages a entièrement été améliorée, des plans de survol rajoutés ainsi que des perspectives et des décors à l'intérieur de la cité: un travail remarquable qui rend la cité moins "enfermée" même si certains raccords ne correspondent plus en plan serré...
Toujours sur la cité, le départ de Vador a été rallongé avec de nouveaux dialogues et de nouveaux plans. On voit même l'arrivée de vador sur une navette impériale: la même que la première séquence du Retour du Jedi.
Et un nouveau sas a été rajouté sous le Faucon millenium lors du sauvetage de Luke afin d'éliminer un faux raccord de lumière...
Episode VI: Le retour du Jedi
Dans l'antre de Jabba, toute la scène du numéro musical a été refaite avec l'ajout d'une nouvelle partition, de nouveaux personnages, d'une nouvelle chanteuse, de Bobba Fett qui apparait ainsi un peu plus souvent qu'auparavant.
La scène des barges flottantes sur le sable a été améliorée, une séquence de banthas (en troupeau) a été rajoutée.
Un bec a été rajouté au Sarlaac ainsi que de nouvelles tentacules.
Certaines scènes de la bataille finale ont été améliorées
L'explosion finale a été améliorée
De nouvelles scènes de liesses générales ont été ajoutées: elles montrent des planètes connues comme Tatooine mais aussi des univers que nous ne découvrirons que dans la nouvelle trilogie. A elle seule, cette séquence devient une sorte de bande annonce des nouveaux univers à découvrir...
1999 - sortie de "Star Wars - Episode I: La menace fantôme". Si la technique épate clairement et que l'excitation de retrouver l'univers de la saga est présente, la déception est aussi bien là. De nombreux aspects politiques et un manque de charisme des acteurs ralentissent le film. La scène de la course est la bonne surprise du film.
2002 - sortie de "Star Wars - Episode II: L'attaque des Clones". Des éléments plus sombres, mais aussi une amourette un peu ridicule. Les défauts du premier sont encore présents.
2005 - sortie de "Star Wars - Episode III: La revanche des Sith". Finalement le meilleur de la prélogie, avec bien plus de références aux premiers épisodes et un final anthologique et très sombre.
C'est aussi à cette période que sort une édition DVD de la première trilogie. Croyez-le si vous voulez mais elle comporte aussi des modifications qui n'étaient pas annoncées...
Un nouvel espoir: de nouvelles retouches sont effectuées sur les deux soleils couchants et l'ombre du speeder. Greedo tire toujours le premier malgré la "révolte" des fans mais Han Solo se décale légèrement pour éviter le tir (on se demandait comment Greedo pouvait le rater à bout portant!). Jabba a encore été amélioré dans la scène rajoutée avec Han. La créature cyclope du conteneur à ordure a maintenant une pupille et cligne de son oeil. Des inscriptions sur certains témoins lumineux, en anglais, ont été modifiées pour devenir "extra-terrestre".
L'empire contre attaque: R2D2 est maintenant bien bleu dans le vaisseau de Luke (noir dans version précédente à cause des fonds bleus utilisés pour les trucages de l'époque). Lorsque Vador s'entretient avec l'empereur, celui-ci a été remplacé par l'acteur de la prélogie. Un mauvais raccord du col de Han avant sa congélation a été corrigé.
Le retour du Jedi: La scène de Luke affrontant le Rancor a été améliorée. Les yeux de Sébastien Shaw (Dark Vador) correspondent maintenant à ceux de Hayden Christensen (le jeune Dark vador dans la prélogie). C'est aussi Hayden Christensen qui le remplace dans l'apparition des 3 esprits Jedi, sans aucune logique (pourquoi seul Dark Vador apparaitrait dans son enveloppe "jeune"? Selon Lucas parcequ'il apparait dans sa dernière apparence Jedi et non Sith...).
2011 - Sortie d'un coffret Blu-Ray comprenant la trilogie et la prélogie (ainsi que 2 coffrets séparant les deux trilogies)
Oui, encore des modifications! Il faut alors comprendre les fans qui voient sans cesse se modifier les films originaux au profit d'une meilleure compréhension de la prélogie qui reste selon eux bien inférieure!
Dans Un nouvel espoir, le cri d'Obiwan Kenobi est modifié, lui donnant plus d'ampleur. D2R2 se cachant dans une grotte se retrouve maintenant derrière des pierres (mais ils fait comment pour sortir avec ses roulettes?). La scène de Greedo est de nouveau modifiée.
Dans Le retour du Jedi, la porte du temple de Jabba est plus grande, les Ewoks peuvent maintenant cligner des yeux, et Dark vador crie Nooooo en précipitant l'Empereur dans le vide.
Dans La menace fantome, la marionette de Yoda est remplacée par du numérique (pourvu qu'il ne la remplace pas dans l'empire contre attaque!)
D'ici quelques années, des livres entiers sortiront avec les modifications apportées à la saga. Celles de 1998 ont couté la bagatelle de 10 millions de dollars, on imagine les suivantes pour un résultat qui au final déçoit les fans... En 2012 ce sera la version en 3D...
Puisque c'est la saison, encore un "ptit" feu d'artifice qui celui-ci a eu lieu le 17 juin à Chantilly lors des premiers Feux de Chantilly. Un spectacle légèrement décevant en comparaison des mémorables Nuits de feu, annulés pour des causes politiques et qui était une vraie compétition internationale. Il s'agissait ici surtout d'un spectacle, soit-disant une "battle" entre deux artificiers... Mais en quoi un spectacle peut-il être improvisé? le principe est donc un peu faussé et se doit d'être amélioré. Reste un vrai beau show de presque 2h que j'ai résumé ici en 15 minutes de vidéo. De très beaux bouquets, sans problème de visibilité pour les spectateurs: un excellent moment (admirez la différence de couleurs et de formes des bombes, même en forme de coeurs dans une prestation)....
(photos de 2005, cliquer pour agrandir) Pour qui est tiré le feu de Paris? J'adore les feux d'artifice, suis né un14juillet et c'est pt'être pas étranger à la chose. A l'heure où j'écris cette note, celui de Paris vient de s'éteindre. 35 minutes de délires artificiers et de prouesses techniques, de poésie intégrale et de violence inouïe, c'est bien ce paradoxe qui est fascinant. Sans faire de parisianisme, le feu de paris du 14juillet est sans nul doute toujours l'un des plus beaux de France, toute ville confondue, Bravo cette année à Lacroix-Ruggieri. C'est dit (vous pouvez le voir en intégralité ici, en sachant que la vidéo est 1 million de fois en dessous de la réalité dans ce domaine et que le spectacle est filmé de la Tour eiffel). MAIS... Y EN A MARRE !!!
Car soyons sérieux, qui peut vraiment le voir? Non, non je sais, 1 million de personnes amassés sur le champ de mars, sur les berges de la Seine, sur les ponts avoisinants, derrière le palais de Chaillot etc. Mais je le répète, qui peut vraiment le voir? Car, non, le feu n'est pas tiré de la Tour Eiffel mais des jardins du palais de Chaillot, juste en face sur l'autre rive de la Seine. Les centaines de milliers de personne qui attendent depuis l'après midi sur les pelouses du Champ de mars peuvent donc le voir bien sûr, mais au travers de la Tour Eiffel et uniquement les bombes lancées en hauteur. Or, de nombreux effets font moins de 50 mètres et sont eux totalement invisibles !
Et là je m'adresse aux artificiers: pour qui est tiré ce feu d'artifice? Pourquoi s'obstiner chaque année à synchroniser des millers d'effets qui coûtent des centaines de millers d'Euros alors que personne ne les voit en direct? Pourquoi ne pas se concentrer sur les effets en hauteur et y mettre tout le budget? Il s'agit bien sûr de prestige et de gloire pour l'entreprise ou les artificiers choisis qui montrent uniquement à une poignée d'initiés le spectacle dans son intégralité et sa finesse. Un spectacle populaire vous avez dit?
Il existe une exception, environ une fois tout les 5 ans. Le feu est vraiment tiré depuis la Tour Eiffel, c'était le cas en 2009 et en 2005 (photos ci-jointes, cliquer pour agrandir). Tout le public peut le contempler, des moments rares et magiques, probablement inoubliables pour les touristes (entre autres). Il suffit juste d'un peu de bon sens. Tirer un feu de la tour est particulièrement onéreux, il faudrait simplement penser au public, et en ce jour révolutionnaire et un peu mégalo, rendre le feu à ceux pour lequel il est destiné.
La bonne bouffe c'est sacré, j'aime pas avoir du faux chocolat sur mes profiteroles, de la crème anglaise en brique sur mon moelleux, de la sauce au poivre en sachet sur mon steack... Mais ça, ce n'est que le haut de l'iceberg, le reportage d'Envoyé Spécial sur France 2 hier soir dénonce d'autres dérives. Des plats tout préparés spécialement par des industriels, de quoi te dégouter aussi des brasseries et autres après nous avoir dégouté des fast-foods la semaine dernière et des chinois il y a quelques années... Pour en savoir un peu plus sur ce que l'on peut trouver dans son assiette, voir le l'article du blog de "Vous mangez bien ici"...
Mais tout d'un coup, après nous avoir montré des trucs pas ragoutants, fouiller dans les poubelles pour récupérer des emballages de plats préparés, suivi un restaurateur en caméra cachée qui emploie des sri-lankais et facture 11 euro un plat (en boite) qui lui en coute 1.45, hop! Changement de décor!
Le reportage compare le plus mauvais des brasseries parisiennes avec le meilleur de la province... La campagne, les futurs steacks qui gambadent en liberté, des rigolades avec les fournisseurs, des petits légumes tous jolis qui n'attendent que leur julienne, l'amour du travail bien fait... Chez une famille de restaurateurs de père en fils depuis plusieurs générations qui ont un resto gastronomique (80 euros d'addition en moyenne, élévé pour la province) mais aussi une brasserie juste en dessous (seulement 15 euros le plat). Ok génial, perso j'adore, mais en fait quel rapport? Ha ouiii, c'est possible d'employer 10 personnes pour couper 1/2 carotte par plat et le facturer 50 euros! (encore une fois, pour moi un bon resto comme ça, c'est souvent le nirvana, mais je le compare pas avec l'incomparable).
Chartier est une très ancienne brasserie parisienne. On pouvait y manger une cuisine simple: oeufs mayo, harengs pommes à l'huile, steack au poivre, pour quelques francs. Depuis le passage à l'euro, les prix ont augmenté mais restent parmi les moins élevés de la capitale (2.20 pour un oeuf mayo, voir la carte ici). Par contre la cuisine n'est plus qu'un assemblage de plats préparés (et pas bon)...
Le reportage oublie de nous expliquer pourquoi. Pourquoi certains restaurateurs doivent-ils acheter ce genre de plats? Pourquoi n'ont-ils pas répercutés totalement la baisse de la TVA? Pourquoi sont-ils obligés d'employé des sri-lankais réfugiés politiques qui travaillent 60h par semaine? Auraient-ils le couteau sous la gorge? Font-ils vraiment des bénéfices mirobolants? Qu'est-ce que les nouvelles règles d'hygiènes imposent vraiment? Comment vivent-ils la hausse du prix de l'immobilier?
Aucune réponse. Ce qui sous-entend que l'on se fait arnaquer constamment. Pas très objectif tout ça. Et surtout pas très juste.
Heureusement qu'il reste des restaurants sur les grandes villes dans lesquels on mange encore très bien et avec un bon rapport qualité/prix. Et franchement, à Paris, on n'est pas les plus mal lotis!
En passant le sas, une rapide sensation d'oppressionaccompagné d'un signe de compression qui appuie sur nos oreilles, et tout de suite une question: "Mais on est où là?? Et où est passé le Grand palais?". Je venais d'être avalé par le Léviathan d'Anish Kapoor. Une structure de 34m de haut de couleur transparente, organique, qui fait penser à Giger et qui laisse bouche bée.
C'est le moment de se raconter des histoires. On est dans le torse d'une femme à 3 seins, dans un film de science fiction des années 70, dans l'estomac d'un monstre extra-terrestre, dans le remake de "Chérie, j'ai rétréci les gosses dans un sac d'aspirateur"... Et soudain à l'extérieur, le temps change et visiblement, le soleil revient...
(cliquez pour agrandir les photos suivantes) L'ombre de la nef du Grand Palais apparait et ne fait plus qu'un avec la première structure. Les deux se soutiennent et se vampirisent. Il faut absolument repasser le sas pour voir la bête de l'extérieur, mais toujours dans cette nef impressionnante.
Un gros Blob. Une masse qui finit par tout occulter, qui mange l'espace, qui finit par oppresser, occuper tout le champ de vision. Immobile mais qui semble prendre plusieurs formes (Barbatruc!). Le coeur arraché d'un Titan qui attend le retour de son maître. Un truc, un gros machin incroyable.
L'artiste ne le définit pas comme un objet, mais comme une fiction. Des histoires à se raconter. Une gigantesque matrice qui n'attend qu'à enfanter. Et qui fusionne avec son environnement.
Carrément hypnotisant, relaxant, idéal pour quelques photos et s'entraîner à jouer avec les expositions, la lumière, les lignes de fuite, les formes, les contrastes. Prévoyez un grand angle malgré tout...
Monumenta, le Léviathan d'Anish Kapoor, jusqu'au 23 juin 2011 au Grand palais de 10h à 19h le lundi et mercredi, de 10h à minuit du jeudi au dimanche, fermé le mardi.
Flash-Back sur le 1er "Pirates" (La malédiction du Black Pearl). Je replonge dans les fous-rires à l'annonce de la production: le lourdingue producteur Jerry Bruckheimer qui engage le tacheron Gore Verbinski (il avait quand même réuni Brad Pitt et Julia Roberts dans "Le mexicain" pour faire une bouse et avait "commis" les remakes de "The Ring" et "La machine à remonter le temps"), tout ça pour l'adaptation au cinéma... d'une attraction Disney! Ouaaarf...
Et finalement, petit miracle, ça fonctionne très bien. Un scénario original mélant aventure et fantastique, une musique qui se retient, de l'humour et un Johnny Depp unique, anti-héros culte. Un vrai film populaire à grand spectacle dans le bon sens du terme. Les deux suivants sont inégaux mais sont sauvés par la force des personnages et les effets spéciaux. Une trilogie qui restera dans l'histoire du cinéma, quoiqu'on en dise.
Avec "La Fontaine de jouvence", on recommence presque à zéro. Une aventure de plus, un réalisateur, Rob Marshall, plutôt spécialisé dans la comédie musicale (Chicago, Nine), le "3D relief". Rien de convaincant, mais comme la première fois, je ne demande qu'à être surpris agréablement.
Sauf que cette fois, pas de miracle. Rien de catastrophique non plus. C'est un vrai plaisir de retrouver Johnny Depp dans son personnage de pirate-star-du rock-maniérée, de replonger dans cette atmosphère de pirates crasseux, libres, fourbes ou loyaux, ayant soif d'aventures, de bagarres et de quêtes impossibles, sur des paysages et des décors sublimes, une musique connue et fredonnée... Mais rien de neuf dans les Caraïbes. Penelope Cruz n'est pas convaincante, Johnny Depp n'ajoute rien de plus à son personnage, le scénario est assez prévisible, le début est laborieux, la mise en scène est totalement linéaire, la 3D n'apporte rien (mais j'y reviendrai) et les effets spéciaux, réussis, ne sont ni nombreux, ni spectaculaires. Et surtout la désagréable impression que l'on est au début d'une autre trilogie avec fin(s) ouverte(s) dont une après le générique. Une exception cependant, la scène des sirènes, splendide dans les premières minutes, parfaitement mise en scène et une histoire d'amour (mal exploitée cependant) qui en découle.
Et que fait Gore Verbinski pendant ce temps? Il a préféré faire "Rango", un film d'animation très réussi, doublé par Johnny Depp, dont certaines scènes ressemblent fortement à la première trilogie (dans le desert blanc). Les Pirates lui ont plutôt réussi... Un vrai espoir pour Rob Marshall donc... hé hé...
Pirates des Caraïbes 4, La Fontaine de Jouvence, inspiré par le roman de Tim Powers "Sur des mers plus ignorées", qui est d'ailleurs le titre original du film ("On stranger Tides").
Où comment être dégouté de la 3D. Pourtant il m'en fallait beaucoup: dans les années 80, j'allais voir tous les films en relief avec le nouveau (déjà) procédé des lunettes polarisées. Cétaient des séries B dans lesquelles tout était bon pour faire jaillir de l'écran des serpents, des souris, des tubes et tuyaux, des canons de fusil ou des postillons. Un relief totalement gratuit et des films inintéressants, pas étonnant que le système n'ai pas perduré.
Et voilà qu'ils remettent ça vers 2004 avec l'arrivée (encore) d'un nouveau procédé, déjà exploité en France au Futorosope par exemple (les fameuses lunettes actives), et la production de plusieurs films aux states. En France, c'est "Avatar" en 2009 qui change tout, grâce à son succès.
Ha, j'entends quelqu'un au fond la salle qui grommèle que ça n'apporte rien la 3D... Moui, le parlant, la couleur, le cinémascope, ça ne sert à rien? C'est pas pareil? C'est vrai, c'est encore plus important puisque c'est pour le cinéma l'une des plus grandes révolutions techniques depuis 1895 (sa création)... La 3D moderne nécessite en effet une projection numérique, le relief a donc accéléré le remplacement de nombreux projecteurs à pellicules. C'est ça la vraie révolution.
Avec le numérique, la cadence des images n'est plus limitée à 24 par seconde. A un rythme plus rapide, les saccades disparaissent, l'image devient fluide, lisse, lumineuse. Le réalisateur n'aura plus à calculer la cadence à laquelle faire défiler un paysage dans un panoramique par exemple, aucune saccade ne viendra troubler la projection... Et c'est juste aujourd'hui.
Et le relief alors? Il est de plus en plus plat! Pourquoi? D'après les réalisateurs et les producteurs, le montage est trop rapide dans les films actuels pour que l'oeil ait l'habitude de s'adapter, les saccades sont encore trop importantes dans les films d'action, tout le monde ne peut pas supporter l'effet de relief sur 2h et les effets spectaculaires gratuits sont ringards. Sans parler des films plats "gonflés" en 3D. Paradoxal cette volonté de faire du relief à tout prix et s'auto-censurer sur les effets en même temps. Erreur fatale. La 3D doit être prise en compte tout comme la couleur, la piste sonore, les effets de transition peuvent apporter à la compréhension de l'oeuvre.
En attendant ce film qui fera vraiment date, les pubs Haribo et Oasis feront plus pour le relief que "Pirates 4" ou "Thor"...
(republication du 21 mai) Impressionnant, c'est ce qui vient en premier à l'esprit après la vision du moyen métrage Kaydara, disponible uniquement sur le net ici. Les réalisateurs en sont Raphaël Hernandez et Savitri Joly-Gonfard. Il s'agit d'un FanFilm, réalisé sans financement pendant 6 longues années, dans l'univers de Matrix (réalisés par les Frères Wachowski à l'époque puisque maintenant ils sont frère et soeur). D'après les auteurs, le but n'était pas de faire un remake mais de raconter une histoire parallèle se situant entre "Matrix reloaded" et "Matrix Revolution", avec un visuel de qualité. Le défi est largement réussi.
L'histoire? Kaydara est une sorte de chasseur de prime qui veut s'approprier les pouvoirs de l'élu (Keanu reeves). Analogie avec l'effort des deux réalisateurs pour s'approprier l'univers de Matrix. En voici la bande annonce si vous ne souhaitez pas voir le film entier plus bas.
Reprenant les codes et l'univers de Matrix, le film pourra bien sûr paraître obscur à certains, c'est tout le problème d'un film de fans. Il se suffit cependant à lui-même avec un peu de concentration. Les éloges vont fuser et ils le méritent clairement. Car il ne s'agit pas de quelques plans bien travaillés et léchés, de 2 ou 3 effets bien sentis, mais de 54 minutes d'action non-stop, de milliers de plans et d'effets parfaitement maîtrisés, de combats chorégraphiés et d'une foultitude de détails. Un vrai film de pro.
On notera aussi un véritable sens de la mise en scène qui donne une excellente dimension à ce film d'amateurs. Mais j'arrête les superlatifs élogieux pour éviter qu'ils prennent la grosse tête et qu'ils gardent une certaine fraîcheur d'esprit. S'agissant d'un FanFilm, l'univers et les effets propres à Matrix sont évidemment connus, l'étonnement vient donc surtout de leur parfaite maîtrise et de leur utilisation. Si les combats tiennent tout à fait la route, la direction d'acteurs n'est pas toujours géniale et le montage aurait aussi pu être un peu plus rythmé (les deux sont parfois liès). Et dis moi Savitri, tu te la pètes pas un peu en jouant Iad? (comme c'est Raphaël qui a monté, un point partout). En tout cas, quel visuel... On ne peut que saluer au final ces deux travailleurs acharnés (ainsi que l'équipe qui les accompagne)...
Je ne peux que vous encourager à jeter un oeil et même les deux. A noter que les 6 premières minutes sont en fait un court-métrage "Ratrix hero", avec des personnages animés image par image, intégré ensuite au projet.
Je ne peux aussi que vous conseiller le très beau site de Kaydara où vous pourrez trouver un making-of très intéressant.
Kaydara, de Seth Ickerman, réalisé par Raphaël Hernandez et Savitri Joly-Gonfard. Technicien Chef Sébastien lambotin, musique Raphaël Hautefort, avec Alexandre Rodriguez, Savitri Joly-Gonfard, Guillaume Bouvet (dans le "rôle" de The One), Guy Corpataux, sur un scénario de Raphaël Hernandez et Fabien Roussel, montage de Raphaël Hernandez, chorégraphie d'Olivier Fine et Guillaume Bouvet, assistants techniciens: David Aufrère, Jonathan Joly, Patrice Schön, Vincent Ricavy, maquillage Stéphane Gazur; Effets visuels et 3D des réalisateurs, conseiller 3D Vincent Rosier, Création desmodèles 3D Maxence Fleuret (remerciements Hans Baldzuhn, Xavier Dabrowski)